Pour les interprètes - Témoignages
 

Témoignages

Adam KHEDRAWY, interprète pour l'arabe et l'anglais

Depuis quand êtes-vous interprète ?

Officiellement, je travaille comme interprète à «se comprendre» depuis 3mois. En fait, dès mon arrivée en Suisse en 2015, comme je parlais déjàl’anglais, je traduisais bénévolement.

Quelles ont été vos motivations à suivre cette voie ?

La première touche à la solidarité. Pour moi, aider est naturel et puis,nous avons tous vécu le changement radical tant culturel, psychologique queprofessionnel. A Damas, j’ai travaillé 20 ans comme avocat. Aujourd’hui je doistrouver une autre voie. Ce qui explique ma deuxième motivation, plus pragmatique.La maîtrise du français, la nécessité de bien connaître les structuresadministratives de la Suisse et le besoin de garder une certaine indépendanceprofessionnelle m’ont amené vers l’interprétariat qui réunit tous ces éléments.

Avez-vous suivi une formation ?

J’ai suivi les modules 1 et 2 qui m’ont formé à travailler comme unprofessionnel. Avec ces modules, on comprend le rôle de l’interprète, onapprend beaucoup sur l’interculturalité et la gestion des émotions pour pouvoirfaire face aux situations difficiles. J’ai également suivi le module 4 sur laprocédure judiciaire et 4a sur la procédure d’asile accélérée. Issu du domainejuridique, c’était très intéressant car j’ai dû voir la procédure sous l’anglede l’interprétariat.

Dans quels domainesintervenez-vous ?

Je vais partout. Je n’ai juste pas encore été dans les Centres fédéraux.Naturellement, ma préférence va au domaine juridique. Ma première interventiona d’ailleurs été à la Justice de Paix. Le vocabulaire était très technique et,sans interprète, la compréhension aurait été impossible pour le bénéficiaire. Leprofessionnel aussi a vraiment apprécié ma présence.

Avez-vous rencontré desdifficultés en intervention ?

Pas particulièrement… Ce qui est difficile, globalement, c’est detrouver la bonne distance avec l’histoire de la personne. On a le mêmeparcours, les mêmes symptômes parfois. Je comprends tout de ce qu’ils vivent.Il faut savoir garder l’équilibre entre être dans la compassion mais pas trop.

Comment voyez-vous votre avenir dansl’interprétariat ?

Pour l’instant, l’interprétariat répond à plusieurs de mes besoins etfavorise mon intégration en Suisse. Cela dit, avec une langue comme l’arabe, onne peut pas en vivre. Je reste cependant optimiste que, dans l’avenir, dans unpays aussi diversifié que la Suisse, l’interprétariat parvienne à s’ancrer demanière concrète et durable.


 

Paraskeva Moro, deutsche Dolmetscherin für Mazedonisch, Bosnisch, Kroatisch und Serbisch

Wie sind Sie zum Dolmetschen gekommen ?

Nach 25 Jahrenals Hausfrau wollte ich wieder arbeiten. Da ich multikulturell aufgewachsen binbeherrsche ich viele Sprachen. Ich habe die Ausbildung als interkulturelleDolmetscherin bei Intercultura in Bern absolviert und arbeite seit November2011 bei der Polizei und seit April 2014 bei Comprendi als selbständigeDolmetscherin und seit Dezember 2017 bei «se comprendre».

In welchen Bereichen arbeiten Sie als Dolmetscher?

Im Bildung-,Gesundheits- und Sozialwesen im Kanton Bern (Comprendi) und Freiburg (se comprendre),sowie in der Justiz- und Strafverfolgungsbehörde des Kantons Bern, Solothurnund Freiburg.

Haben Sie Schwierigkeiten in den Interventionenerlebt?

Ein Klient hatein wenig Deutsch verstanden und hat dadurch stets versucht selber zuAntworten. Aus diesem Grund ist der Klient mir dauernd ins Wort gefallen undhat mich unterbrochen. Die zu übersetzende Person war laut und mir und denAuftraggebenden gegenüber sehr vulgär.

Welche Qualitäten sind nötig um Dolmetscher zu sein?

Dolmetscherdienen in erster Linie der Sprache. Die Sprache ist ein Werkzeug und damitunparteiisch. Ein Dolmetscher ist ausSicht der Auftraggeber ein Hilfsorgan und vom Klienten aus ein Verbündeter. DieAussagen dürfen weder in Sprache noch Mimik gewertet werden. Es darf nichtinterpretiert und muss stets wahrheitsgetreu übersetzt werden. Die ethischeGrundhaltung betreffend der Chancengleichheit ist zentral. StetigeWeiterbildungen sind wichtig um bestehen zu können. Die Kurse helfen beruflichaber auch persönlich weiter. Zu guter Letzt müssen auch die Sprachkenntnisseauf einem hohen Niveau sein. Falls es mal nicht funktioniert, muss mankritikfähig und bemüht sein, sich verbessern zu wollen.

Welche Beziehung haben Sie zu den Auftraggebern?

Eine professionelle,freundliche und respektvolle Haltung.

Wie fühlen Sie sich in der Organisation „secomprendre“?

Die Arbeit mit„se comprendre“ ist für mich eine schöne und spannende Abwechslung im Bereichdes Sozialdienstes, die ich sehr schätze. Die Organisation bemüht sich stets,dass wir uns weiterbilden können und bietet Supervisionen an. Mit der Arbeit inder Westschweiz habe ich einen Einblick in einen für mich unbekannten Teil derSchweiz.

Welche sind positiven Seiten in diesem Beruf?

Der Austauschmit den Menschen, die persönliche Weiterentwicklung und die einmaligeGelegenheit eine Hilfe für Auftraggeber und Klient zu sein.


 

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